Si Paris a pris dans ses bras un certain
Macias, Toulouse a pris dans ses bras les Renanistes d’Europe.
Accueil extraordinaire, organisation d’un grand professionnalisme,
le tout orchestré dans les moindres détails,
avec gentillesse et efficacité. Même la visite
guidée de Toulouse a été préparée
en relation avec notre sensibilité.
Grâce à notre cicérone nous avons découvert
les plus belles tours dominant la Ville Rose qui, à
la Re-naissance, symbolisaient la puissance et la richesse
de leur propriétaires. Ce que peu de gens savent, c’est
que la plus haute appartenait à un certain M. BERNOUILLI
marchand de pastels, marrane venu d’Espagne. (Voici
un fait historique que vous pourrez relater à la fin
d’un dîner «d’érudits »
et passer pour «Expert en MARRANISME Toulousain»).
Nous avons arpenté, dans les moindres recoins, le quartier
marchand qui, jusqu’à nos jours, est celui où
les Juifs commercent. Tous ces points d’orgue ont été
glissés harmonieusement pendant la visite classique
de la ville.
Je vous ai dit que nos organisateurs ont pensé à
tout. Même la soirée de Samedi a été
animée par de grands artistes : pour les comiques,
les VAMPS en personnes ; pour les variétés,
Piaf a été ressuscitée (on s’est
posé la question ). J’espère que cette
soirée inoubliable a été enregistrée
car elle alimente encore nos fous-rires.
Dimanche, les choses sérieuses commencent. Café
- et non petit déjeuner - nous dit Avner, vœu
pieux, car nul ne pouvait résister devant ces magnifiques
buffets de gâteaux.
Débute la Méthode Avner * mais cette fois-ci
à dose homéopathique, pour diriger les choristes
ou plu-tôt les 150 maîtres de chœur. La matinée
de répétition haute en couleur se termine par
un repas abondant et non moins succulent qui nous permet d’affronter
une après-midi de répétition générale.
Au fait ! merci pour les bonbons offerts dans de magnifiques
pochettes en voile fermées par une vio-lette. Ils ont
permis à nos voix de résister jusqu’à
la fin de la journée.
17 heures, ce n’est pas l’heure du crime mais
du concert. Tout le monde sur le pont (pas celui de la Garonne),
Avner avec son beau nœud papillon, les dames, un brin
de violette agrafé au corsage, les messieurs, une pochette
en tulle violet à la chemise et nos chefs de chœurs
régionaux la baguette à la main . Tous, la tête
haute, le sourire aux lèvres et la peur au ventre,
nous étions prêts à affronter le défi.
Les journalistes prennent des notes (on se demandera pourquoi….)
les paparazzis nous « mitraillent ».
La presse est la. Le public s’impatiente et nous montons
sur les planches dans un ordre parfait conformément
à une chorégraphie bien étudiée.
Renanim-Toulouse a l’honneur de l’ouverture. Puis,
comme de coutume, chaque maître de chœur di-rige
deux ou trois morceaux. Simone Tapiero chef de chœur
de Nantes est ovationnée pour sa direction magistrale
de l’Alléluia.
Le final : « LA SUITE ESPAGNOLE », : celle qui
nous a créé tant de soucis durant toute l’année
mais que nous avons fini par connaître grâce à
la ténacité de nos maestro régionaux.
Avner, par son charisme, a su nous en faire rendre toute l’émotion,
la sensibilité, ressortir les couleurs et les ombres,
c’est à dire la lumière que méritent
ces chants judéo-espagnols.
La salle s’est levée pour nous applaudir, Avner,
était aux anges, nous, choristes, avons laissé
éclater notre joie en reprenant à l’unisson
la phrase musicale «sera bendito Israël».
Fin de Rénanim-Toulouse, vive Rénanim-Nice.
Certains rêvent déjà de musées
: Chagall – Matisse d’autres de casino …
la liste n’est pas exhaustive. Voyez-vous tout ce qu’apporte
comme bonheur et de rêve, le fait de se réunir
2 heures le Mercredi soir pour chanter ?
Merci encore et Bravo à Marie Claude BIBAS l’organisatrice
en Chef et à tout son staff pour la 9ème RENANIA.
C’est ce que l’on appelle un BEAU SUCCES.